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Prends ma Roue !

PRENDS MA ROUE SOUTIENT LA CANDIDATURE DE CYRILLE GUIMARD

L’expérience et les compétences ensemble,
pour le renouveau du cyclisme Français!

Le Projet

Avec ou sans licence FFC? La fable du héron (histoire vécue…)

A la manière de…

Dans le cheminement d’une tentative de prise de licence à la FFC, notre auteur nous conte Le Héron de la fable (extrait d’une histoire vécue)…

LE DINDON DE LA FARCE OU LE HERON DE LA FABLE

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Voici-là une bien stupide idée !…

Bien qu’inconcevable,

Cette ironique morale ne sort pas d’une fable.

La réalité… souvent…

Dépasse l’entendement…

Ludovic, sportif, la quarantaine, durement confiné

avant l’été,

Se trouva fort dépourvu

Quand la deuxième vague de la  covid fut venue.

Bien que footeux de base, pour aller au boulot

Il prit goût au vélo.

Pour en faire un loisir,

Et mieux se convertir

Aux règles de cette vertueuse  pratique,

Et dans l’espoir  d’un encourageant déclic,

Il alla demander conseil à ses collègues pratiquants,

Mais tous n’eurent pas le même raisonnement.

Et ce fut bien là le drame !

Car, en cet imbroglio,  tout ne fut qu’amalgames,

Confusions

Et  complications…

Rien à voir avec le foot !

Car en cyclisme, tout n’était que déroute.

De devenir le dindon de cette navrante farce, soit dit en passant,

Pour notre futur cycliste, n’avait rien d’attrayant.

Quoi qu’il en soit, dans cette société d’assurances,

Et autour de la machine à café, ce fut un jour d’affluence.

 

D’aucuns vantaient la facilité

Et la gratuité des sauvages et amicales randonnées,

D’autres, les hautes vertus de leurs beaux clubs bien structurés,

Bien sagement affiliés à la fédération délégataire.

Mais on lui parla avec ferveur des autres  communautés, quant à elles affinitaires,

Moins contraignantes, moins couteuses…

Plus charmeuses…

Que n’ont-ils pas dit au sujet du cyclotourisme et de la FFV,

A tort ou à raison, accusée d’avoir cassé son jouet !

Le doute l’envahit…

Mais tout compte fait il se dit

Que pour arriver à point, rien ne sert de courir ;

Il valait mieux ne point trop réfléchir…

Et comme c’est le fond qui lui manquait le moins

Il acheta un vélo en carbone, flambant neuf,

Il pédala, se donna de la peine, sans réserve et sans bluff.

Il prit part aux épreuves de masse

Avec pour seule paperasse,

Un certificat médical.

Il trouva ça tellement facile et génial

Qu’il y prit du plaisir.

Et pour en finir,

Il voulut s’essayer à la compétition.

En soi : une bien courageuse décision !

 

De nature légaliste, il fut tenté

De se rapprocher de la fameuse  FFC

Chère au sire Tollac et par lui présidée,

Pour certains, trop rigide et fort contestée.

C’est simple lui avait-on dit…

Il tapa FFC sur Google et… attendit…

Pour le bleu qu’il était, sur le site qui s’ouvrit, il ne vit que du bleu !

S’était-il trompé de jeu ?

Mais non ! Il était bien sur la page d’accueil,

Echoué, tel un navire sur d’acerbes écueils.

Le chemin pour s’en sortir ne fut pas intuitif…

Rempli d’obstacles… de quoi décourager un bon pur sang rétif.

Il se donna du mal  notre novice !

Il poussa le vice

Jusqu’à cliquer sur « Pratiquer » ;

« Mais tel est pris qui croyait prendre » ;

Je vous le prouve sans plus attendre.

 

Pour atteindre le saint graal d’une simple  demande de licence,

Et bien qu’en bonne santé, Il eut à lire une longue ordonnance.

En lisant les huit liens imposés par le culte, il se crut à confesse ;

Mais d’emblée ne trouva pas le chemin de la messe.

Un dédale d’explications, de droits et de devoirs

L’égara  pour de bon… et jusqu’au soir…

Du coup, se croyant pétri de péchés,

il préféra se coucher

mais fit un cauchemar kafkaïen :

Il luttait contre des torrents de doutes, au milieu de choix draconiens…

au cœur d’un gros et hostile peloton…

En vue du sprint final… à la recherche de la meilleure position…

Fallait-il la jouer collectif ou individuel,

Provoquer le duel ?

Il fut contraint de slalomer entre les  différents domaines,

Et les trop nombreuses catégories : au bas mot, une quarantaine.

Ne connaissant pas grand-chose à l’affaire

Avec angoisse et afin d’éviter la chute

Se retournant brusquement dans son lit, il fit la culbute

Et se réveilla en sursaut…

Déçu et penaud…

Ce sport de légende, devenu à ce point ésotérique, technocrate et renfermé,

Pourrait-il encore le faire rêver ?

Suite à ce contretemps et cette déconvenue,

Il jura, et peut être un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

La passion, comme on le sait,  n’a point de raison… encore moins de frontières !

Un jour, solide et fier,

Un adhérent de « Prends ma roue », qui, pédalant à ses côtés, et cherchait aventure,

Et que l’envie de réformer dans le courant d’une nouvelle onde pure,

Rendait intéressant et crédible,

Lui montra le bon chemin lui permettant d’atteindre sa cible.

En devenant l’acteur de son propre destin,

Ludovic devint un vrai coureur et ne resta plus jamais sur sa faim.

 

CONCLUSION

A trop vouloir légiférer

A trop vouloir arbitrer,

Le héron au long bec  emmanché d’un long cou,

Un jour se retrouvera, bien seul et sans le sou,

Avec pour seul pitance qu’un simple limaçon…

Comprenez-vous, chers licenciés FFC, le sens de cette leçon ?

Prends ma Roue

11/2020

Texte L.P

Photos D.R

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