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Prends ma Roue !

PRENDS MA ROUE SOUTIENT LA CANDIDATURE DE CYRILLE GUIMARD

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Le Projet

Bruno Cornillet: Concernant la Fédération, elle doit fédérer!…

  • Aider les clubs formateurs, le point de vue de Bruno Cornillet!

Concernant la fédération, elle doit fédérer. Une des raisons qui oblige les cyclistes à arrêter le vélo consiste dans le manque d’accompagnement pour ceux qui font des études.

Il existe sur le terrain un décalage entre les attentes d’un dirigeant de DN 1 ou 2 et ses coureurs.

Le dirigeant demande des résultats et une disponibilité de 100 %, au motif qu’il paie le coureur 400 euros par mois et qu’il lui fait miroité une carrière possible. C’est irresponsable de vendre du rêve !

Le coureur qui en a les aptitudes,  ne veut pas aller courir loin et veut garder son cursus scolaire!…

Une des solutions serait de demander aux comités départementaux,  de mieux redistribuer les contrats emplois solidarité (CES). Les CES doivent être dédiés aux clubs ayant mis en place une convention de formation (avec la ville et la FFC par exemple) en priorité. Sur le modèle du centre élite régional de Colmar, les cyclistes espoirs (une sélection en équipe régionale suffit pour être espoir), peuvent profiter d’horaires aménagés s’ils ont une bon cursus scolaire.

On sait tous qu’un élève qui décroche du système scolaire n’aura pas le même avenir, donc une solution devrait consister à exiger des sélectionnés en équipe de France,  de remplir des obligations scolaires pour être sélectionné.

Sur différents modèles, elles peuvent inclure un apprentissage, une attestation de présence en université, un niveau d’anglais reconnu  par exemple etc. Pour que ce soit réalisable, cette proposition peut être appliquée temporairement sous forme test, nous avons des idées pour cela et  ce serait une formidable stimulation pour les coureurs en région.

Au lieu de ça, beaucoup de coureurs vivent une déception de ne pas passer pro et en plus n’ont pas mis à profit ces années importantes pour préparer leur insertion. Ils n’ont d’autre choix que de prendre ce qui reste comme travail non qualifié, décidément la petite Reine peut être ingrate, moi je la veux solidaire !

On remarque aussi, que les jeunes qui continuent leurs études sont plus performants physiquement car mieux organisés dans leurs entraînements.

Au chapitre des mesures, on pourrait proposer la gratuité pour les licences minimes , cadet, réintroduire les championnats universitaires, chercher une possibilité que la FFC ne soit pas financée comme actuellement par les licenciés et les clubs mais aussi par bien d’autres solutions existantes à l’heure actuelle et totalement inexploitées… In fine, pouvoir enfin redistribuer de l’argent aux petits clubs formateurs de talents.

Il manque aussi des structures d’entraînements formation supérieures comme le CC Chambéry (qui refuse 80 demandes de coureurs par an) . La FFC n’assume pas sa mission, il n’y a pas de Pôle France pour les routiers (entre autres…)

Les valeurs olympiques et cyclistes doivent promouvoir la santé, l’éducation, le lien social et l’insertion. Donc seule une forte volonté de PMR pourra guider les cyclistes vers des structures de formation dans des petits clubs.

Encourager les petits clubs, c’est aussi encourager les parents,  les bénévoles et accroitre le nombre de licenciés.

  • L’expérience d’Amaël Moinard

J’adhère complètement aux propos de Bruno, pour les avoir vécu lorsque j’étais en DN1 et étudiant.

Je suis persuadé aussi que la fédération à son rôle à jouer dans l’accompagnement des jeunes. Les critères de sélections en équipe de France pourraient inclure un suivi scolaire par exemple.

En ce qui concerne les clubs formateurs, certes il en manque, mais je pense également qu’un dialogue avec les Villes ou les Métropoles de ces villes où sont situés ces clubs  (voir ce qui se fait à Nantes par exemple) serait intéressant pour déterminer des formations générales, pluridisciplinaires adaptées aux sportifs de haut-niveau.

Aujourd’hui je conseille 2 gamins en entraînement qui sortent des rangs Juniors… Et ils ont tous les 2 arrêté leurs études!…

Le fait que les jeunes arrivent aux plus haut niveau chez les pros (Evenepoel, Pogacar…) ne doit pas faire oublier le nombre d’échecs. Le but est de passer PRO, oui mais ensuite, même s’ils font une « petite » carrière, que fait-on de ces jeunes s’ils arrêtent ou échouent, parfois très tôt et se trouvent totalement démunis en entrant dans la vie sociale?

Il existe en outre des bourses pour les sportifs de haut niveau. Celles-ci sont attribuées par les départements et régions sur propositions des comités. Des critères liés à la poursuite d’études devraient conditionner l’attribution de ces aides.

Malheureusement aujourd’hui, comment définit-on un centre de formation dans le cyclisme ? Sachant qu’il n’y a aucune indemnités de formation pour ces clubs… Quel est l’intérêt économique pour ces clubs excepté le court-terme? Oui ils les défraient 400 Euros par mois et veulent du résultat. En même temps la seule façon de faire parler d’eux, est d’avoir des résultats pour garder leurs partenaires grâce à la visibilité.

Aujourd’hui , la RSE est en vogue, fort heureusement, et la FFC ne doit pas y échapper. Il est de son devoir de développer ses meilleurs athlètes sportivement mais humainement également. Et non pas comme du marche ou crève chez des jeunes de 16 ans…

Le système fédéral a un devoir d’accompagnement de tous et doit proposer des compétitions pour tous. J’ai l’impression qu’aujourd’hui (c’était le cas il y a 15 ans), si tu n’es pas dans les meilleurs de ta génération à 17 ans, tu n’as pas d’avenir dans ce sport. C’est dommageable pour un sport d’endurance.

Il y a beaucoup à faire, PMR sera exemplaire en proposant des choses innovantes sur ce sujet fondamental!

Prends ma roue

12/2020

Texte: Bruno Cornillet/Amael Moinard

Photos D.R

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